25.07.2008

Le magicien d'Oz a encore frappé

Je suis tellement heureuse!

L'Australie et moi, c'est une grande histoire (enfin pas tant que ça, mais assez intense) et puis Luhrmann, j'adore!

Dans ce films il y auras des....

Oz1.jpgPaysages fantastiques, et des couleurs...

 

Oz2.jpgAborigènes, et apparemment, ils feront moins de figuration et plus de développement, enfin j'espère parce qu' à part Rabbitproof Fence...

 

 

 

 

 

J'en perd mes mots !

 

Broken English

 ça donne envie : Très bons acteurs, même ceux habituellement cantonnés aux seconds rôles. La dualité anglais/français.

Mais : les histoires de trentenaires amoureux ont tendance à être bivalentes : trop romantique et trop cynique à la fois donc difficile à digérer.

Ne ridicule ne tue pas...

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... chez M.N. Shyamalan.

 

 

Dans les premiers films, les éléments ridicules ou choquants sont en fait des indices. Shyamalan aimait alors à nous donner des pistes tellement grosses qu'on avait tendances à les mettre de côté, à les rejeter comme des erreurs ou des fantaisies non justifiées. Dommage qu'il n'ai pas continué dans cette voie-là, car j'adore me faire balader dans ces conditions : percevoir les indices et ne savoir qu'en faire voilà bien la preuve qu'on est en face d'un maître.

 

C'était encore plus bluffant pour son premier film distribué en France. Très magnanime, j'avais accepté qu'après s'être pris une balle dans le ventre, le Dr. Crowe du Sixième Sens, soit complètement guéri alors que généralement, ce genre de blessure induit un décès. Voilà, shyamalan nous donne la plus grosse, la plus tape-à l'oeil des clés et on ne voit qu'une erreur de débutant, que dis-je, comment aurait-il pu être possible que personne - acteurs, scripts, producteurs, éclairagistes et autres techniciens de l'images - n'ai soulevé la question, alors qu'il y a tant d'autres endroits où recevoir une balle qui permettrais qu'il meure ou qu'il s'en sorte de façon crédible ?

Je passe sur le fait que personne ne parle à Malcolm Crowe, à peine ose-t'il quelques mots à sa femme, auxquels elle ne répond évidement pas. Là où c'est le plus choquant, c'est qu'il ne prend pas la défense de la mère de Cole lorsqu'elle est accusée (par Shyamalan lui-même, vous l'aviez reconnu bien sûr!) de battre son fils. Les morts ne veulent pas voir qu'ils sont morts. Mieux vaut se taire que de réaliser que personne ne vous entend.

 

poignée rouge.jpg

Sur le même ressort, il y a la poignée rouge, un gros bouton en verre écarlate sur la porte qui mène au sous-sol, dans son bureau. Toujours la même séquence. Plan fixe sur cette porte blanc cassé, ce mur blanc cassé, et un peu excentrée, la poignée rouge. Malcolm saisi la poignée, la tourne, la porte ne s'ouvre pas, il met la main à la poche, sort une clé. Coupez ! Malcolm est dans son bureau. Pourquoi donc nous montrer plusieurs fois ce plan tronqué, quitte à ce qu'on voit l'obstacle, une porte fermée, pourquoi ne pas le voir l'ouvrir ? Mais parce qu'il ne l'ouvre jamais. Là aussi, le fantôme ne voit que ce qui l'arrance, il ne voit pas que sa femme à condamné l'accès à ce bureau qui symbolise ce qu'elle a perdu, avec un petit guéridon.

 

 

Moins flagrant, peut-être plus travaillé, Elijah Price est à lui tout seul LA clé, son apparence et un très beau monologue de sa mère aurait dû nous mettre la puce à l'oreille. Seul son profond désir de trouver en David Dunn nous empêche de suivre la bonne piste.

grosse tete.jpgQui ne s'est pas demander ce que c'était que cette coupe de cheveux ! Encore une fois, le détail qui estomaque est la plus grosse clé (enfin, il faut attendre les trois quart du film pour trouver la porte, encore aurait-il fallu ne pas négliger ce détail... Comme le dit madame Price alors qu'elle explique à un client la valeur d'une couverture de comics, le "méchant" à souvent  une tête disproportionnée, cela symbolise son immense intelligence mal utilisée et une mégalomanie stupéfiante  : il a la grosse tête. J'aurais aimé trouver la peinture utilisée dans le film, mais vous devrez vous contenter de se petit portrait!

elijah.jpgQuelle chance, ce "baddie" de comics est en violet, une couleur inhabituelle pour un personnage masculin, c'est pourtant cette couleur qu'affectionne Elijah. Remarquez aussi le matériau de son manteau violet, une matière métallisée, qui prend bien la lumière un effet un peu "fantastique", sa canne en verre, violette elle aussi et ses gants noirs qui montrent qu'il cache son identité. Ajoutez donc sa coiffure volumineuse et assymétrique qui évoque une tête difforme, symbole de pensées tortueuses. Après tout, il cherche bien son inverse et pour cela il cause la destruction, il cherche son némésis afin d'être arrêté.

 

 

 

 

 

 

Les films suivants ont moins ce caractère particuliers des clés évidentes dont on ne sait pas quoi faire (peut-être dans Phénomènes que je n'ai pas vu?)

N'hésitez pas à mettre en commentaires d'autres évidences qui m'auraient échappées à la projection ou en écrivant cette note.

 

 

 

 

22.07.2008

Publicité mensongère

 

 

A voir la bande annonce, Hancockne fait pas envie, à moins d'être un ado pouffant encore aux blagues scatologiques. Et pourtant, je voulais y croire. Le pitch - ce super-héros SDF, alcoolique et j'm'enfoutiste - m'a interpellée, j'ai prié très fort le dieu des cinéphile pour qu'il y ai vraiment du contenu et j'ai été exaucée.

Sans être un modèle de finesse pour autant, Hancock ne se contente que des gags puérils contenus dans la bande annonces, et répond avec un humour décalé aux questions qui se bousculaient dans mon esprit une fois que j'eu repoussé la scène de la prison :

- Que serait devenu Superman si les Kent n'avaient pas été des parents modèles ? Comment aurait-il ressenti d'être unique - et seul - et surtout supérieur au reste du monde ?
- Le personnage d'Hancock est méprisé et méprise lui-même les autres ; pourquoi se porter à leur secours ?
- Qu'est-ce que ça donne, un super-héros maladroit ? super-pouvoir n'implique pas la perfection...
- Et puis, dites-moi, à quoi ressemble la vie quotidienne d'un super héros ? Comment fait-il pour être toujours aussi bien rasé ?!?

 Sans s'appesantir, car le film reste tout de même du divertissement, la mythologie des personnages (le pourquoi du comment de l'existence d'un tel être que John Hancock) invite le spectateur à quelques réflexions philosophiques, et à des valeurs qu'on ne voit presque plus que dans le cinéma jeunesse ou social : sacrifice, intégration, compassion...

Publicité mensongère, donc, que cette bande-annonce puisque au final le film est plus dramatique et plus profond que prévu (C'est souvent le cas des films avec Will Smith, me faisait remarquer mon patron il y a quelques jours) J'espère que cela ne va pas trop lui nuire auprès d'une grosse portion de spectateurs venu voir cascades et humour gras !
Pourtant, je pense que si la bande-annonce aurait été conforme au ton du film, j'aurais été moins enthousiaste à la sortie de la séance.

bfmike.jpg

PS : cherchez l'élément récurrent.

 

 

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